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Un Messi transparent, un Barça qui joue avec un seul plan tactique, une domination stérile… face à Milan à San Siro, on a vu le Barça qu’on n'aime pas.

L'AC Milan a donné une leçon d'efficacité au FC Barcelone (2-0), qui a monopolisé pour rien le ballon pendant 90 minutes, mais lâché par un Lionel Messi transparent, mercredi à Milan en 8e de finale aller de Ligue des champions.

Milan, le plan parfait

Dominer ne sert à rien, il faut marquer. Le Barça devra méditer ce théorème du football italien pour le match retour, le 12 mars au Camp Nou. Car sans les inspirations du soliste argentin, il s'est compliqué la route vers un nouveau triplé. Comme souvent, le club catalan a outrageusement dominé son adversaire à la possession (72,6%), a effectué un nombre de passes largement supérieur à celui de son opposant (805 contre 294), avec un taux de réussite dans la transmission défiant toute concurrence (90,2%) y compris dans le camp adverse (86,9%). Les Barcelonais ont même fait mieux que les Milanais dans l’engagement avec 52,3% de duels gagnés, et 58,3% de duels aériens remportés.

Milan, ultra-défensif, a marqué sur un de ses rares ballons grâce à Kevin-Prince Boateng (57), et a dégoûté les Catalans d'un second but en contre, signé Sulley Muntari (81). Le premier fut l'oeuvre de Boateng, dont la frappe du gauche a trompé Victor Valdès. Le Ghanéen, petit à petit de retour vers la grande forme, avait déjà marqué un but d'anthologie lors du match de poules entre les deux équipes la saison dernière, gagné 3-2 par le Barça à Milan.Milan a frappé une seconde fois, quand le Barça poussait pour égaliser, un but amené par Mbaye Niang (18 ans), relayé par le nouveau héros local, Stephan El Shaarawy, et signé Muntari. Les Catalans n'ont vraiment tiré au but qu'à la 76e, une frappe d'Andrès Iniesta de peu à côté du poteau.

Et Messi alors ?

Le Milan n'a pas opté pour le marquage individuel sur Messi, surveillé collectivement et alternativement, par Massimo Ambrosini (homme du match) et Muntari en premier rideau, et la charnière Philippe Mexès-Zapata en second. Et ça a marché, car Messi n'y était pas, étouffé par la cage. Ses tentatives de dribbles se sont fracassées sur les barreaux, et il a envoyé un coup franc complètement dans les gradins (63).

Recordman du nombre de buts en phase finale de Ligue des champions (26 réalisations), l'attaquant barcelonais n'a décoché qu'un tir dans ce choc européen. Messi n’a jamais marqué favce à Milan que sur pénalty. Il faut d’ailleurs remonter à un match de Coupe du Roi contre le Real Madrid pour assister à une rencontre sans tir cadré de la part du quadruple Ballon d'Or. Messi a été le symbole de ce Barça qui a eu le monopole du Ballon sans jamais savoir l’utiliser. Un Barça qu’on n'aime pas.

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