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A l’Emirates Stadium, Arsenal reçoit le Bayern ce mardi en 8e de finale aller de la Ligue des Champions. Pour sauver leur saison, les Gunners sont obligés de gagner.

Les hommes d’Arsène Wenger sont encore une fois dans une situation critique cette saison. 5e en championnat avec 21 points d’écart sur le leader Manchester United, éliminé en coupes nationales par des équipes beaucoup plus faibles, Arsenal n’a plus que la Champions League pour sauver sa saison.

Prendre exemple sur Chelsea

Malgré treize 8e de finale consécutifs, Arsenal n’a plus joué un quart de Ligue des champions depuis 2010. Et au vu du classement actuel des deux équipes dans leurs championnats respectifs, on peut affirmer sans se tromper que ce n’est pas en 2013 que cela va changer. On voit mal comment les Munichois, leader du championnat allemand avec quinze points d’avance sur Dortmund pourraient chuter face à une équipe d’Arsenal inconstante depuis le début de saison. Mais justement les hommes d’Arsène Wenger pourraient bien mettre à profit cette situation. Sachant qu’ils n’ont pas le droit à l’erreur pour sauver cette saison, ils pourraient tout donner en Champions League, la seule compétition qu’ils peuvent encore espérer gagner. Les Londoniens espèrent secrètement réaliser le même parcours que leurs voisins de Chelsea, victorieux de C1 malgré une mauvaise saison en championnat. « C’est une source d’inspiration pour nous tous car ils ne faisaient pas une bonne saison. Ils ont eu un peu de chance c’est vrai, mais ils ont également montré beaucoup de caractère et c'est ce que nous devrons faire aussi » a affirmé Jack Wilshere, optimiste qui vient à peine de se remettre d’une blessure à la jambe.

Un avis que son coéquipier espagnol, Santi cazorla partage : « Ce n'est pas toujours l'équipe la plus talentueuse qui gagne, La dernière finale en est la preuve. Le Bayern a réussi un match spectaculaire, mais Chelsea a utilisé ses propres qualités pour l'emporter ». Mais les qualités semblent faire défaut aux Gunners. Le départ de Van Persie, le forfait de Kieran Gibbs, les incertitudes de Laurent Koscielny, Thomas Vermaelen et Mikel Arteta auxquels s’ajoutent le manque d’expérience global de l’effectif, affaiblissent le groupe. Même si ça parait compliqué, Arsène Wenger, veut faire l’impasse sur tout ça et se concentrer sur le mental de ses joueurs « Il faut oublier tout ce qui se dit et nous appuyer sur nos points forts. On a les qualités pour l'emporter et le facteur psychologique comptera plus que tout. »

 

Un mastodonte en face

C’est bien d’être motivé, mais quand en face de vous, vous avez un ogre, l est difficile de réaliser ses rêves. Le Bayern Munich, c’est l’une des meilleures attaques du tournoi en phase de poule avec 15 buts dans la compétition. Depuis le revers 2-1 contre Leverkusen le 28 octobre, Le Bayern reste sur une série de 18 rencontres sans défaites. Les hommes de Jupp Heynckes comptent cinq victoires en cinq sorties en 2013. Finaliste à deux reprises lors des trois dernières éditions de la Champions League, Jupp Heynckes, qui sera remplacé en fin de saison par Pep Guardiola, a l’intention de corriger le tir cette saison : « Cela fait deux ans que le Bayern ne remporte aucun trophée et il faut y remédier. Les joueurs ont faim, ils ont la motivation et c'est très important d'aller de l'avant.» Face à la motivation énorme des Gunnuers, il y a la confiance totale des Bavarois. « Nous voulons gagner la C1 le plus rapidement possible. Nous sommes en grande forme et nous ne craignons pas Arsenal. Nous sommes confiants. De toute façon, il n’y a pas beaucoup d’équipes qui sont au-dessus de nous. Le Barça et Manchester United, peut-être, c’est tout.» n’a pas caché Thomas Müller.

Mais les Munichois devront faire attention à leurs arrières. C’est un Daniel Van Buyten, pas toujours rassurant défensivement qui devrait prendre la place de Boateng suspendu pour les deux doubles confrontations. Une petite faiblesse que Cazorla, Wilshere, Podolski et Walcott pourront certainement exploiter. Capables du meilleur comme du pire, les protégés d’Arsène Wenger s’accrochent cependant à l’espoir de réussir un gros coup face au finaliste de l’an passé.

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