thumbnail Bonjour,

Devenu un élément banal au sein de la brillante équipe du Bayern, l’ailier néerlandais Arjen Robben traverse une période délicate. Mais il garde espoir de rebondir rapidement.

Il y a à peu près trois ans, Arjen Robben illuminait la Ligue des Champions européenne de par son talent. Lors de sa première année au Bayern, le gaucher batave fut irrésistible (23 buts marqués en 37 matches joués). Et il ne se passait pas une semaine sans que l’ancien Merengue n’eut droit à des éloges de toute part. Une époque qui apparait aujourd’hui comme très lointaine. Non pas parce que l’équipe munichoise n’est plus aussi compétitive. Loin s’en faut. Mais parce que le natif de Bedum n’est plus que l’ombre lui-même. Perturbé par des blessures à répétition, il n’a jamais pu confirmer sur la durée du côté de l’Allianz Arena et cette saison, il ne fait même plus partie des piliers sur lesquels compte le coach Jupp Heynckes. Une situation compliquée que l’intéressé a eu beaucoup de peines à endurer, pensant même à baisser les bras. Mais, après mûre réflexion, il s’est convaincu qu’il ne pouvait céder à l’abandon. A 29 ans, et tandis que se profile une fin de saison 2012/2013 très excitante, Robben va tout faire pour retrouver le meilleur de son niveau.

Il veut rattraper le temps perdu

Un claquage à la cuisse droite, un coup à la cheville, un autre à l’aine, des problèmes musculaires, des gènes au dos, voici la longue liste des blessures qu’a eu à subir Robben depuis 2010 et la finale de la Coupe du Monde qu’il a disputée avec sa sélection. Pour confirmer le bien qu’on pensait de lui, c’était tout sauf idéal. Sauf qu’en raison d’une vraie fragilité psychologique, le joueur ne s’est pas contenté de se soigner et garder l’espoir d’être enfin épargné par les événements contraires. Non. Lui, il a sérieusement douté. Au point de s’interroger s’il y avait un intérêt à s’accrocher. « C’est très dur à vivre. Se retrouver à l’infirmerie, me met à chaque fois un coup au moral, confiait-il à L’Equipe. Je suis passé par des moments délicats, me retrouvant sans motivation et sans envie. Lorsque je me suis battu pour revenir à mon meilleur niveau, je me suis déjà demandé si tout cela valait le coup ». Des idées qui laissent suggérer une mini-dépression. Heureusement qu’elles n'ont pas fait long feu. « Ce qui m’a permis de retrouver la foi c’est le plaisir de jouer » a-t-il assuré.

Aujourd’hui, il serait difficile de dire que les meilleures années de Robben sont encore devant lui. Mais, le joueur se veut confiant : « Je me dis parfois qu’avec toutes les périodes d’indisponibilité que j’ai connues, je pourrais facilement jouer jusqu’à quarante ans ». Bien sûr, le milieu offensif néerlandais n’est pas en position de se projeter aussi loin. Pour lui, il serait déjà très intéressant de pouvoir accumuler les rencontres. Chose qu’il n’a pas pu trop faire cette saison (seulement 8 rencontres de championnat et 2 de Ligue des Champions disputées). « Pour retrouver mon rythme, j’ai besoin d’enchainer les matches, admet-il. Et, en ce moment, je joue trop peu. C’est difficile à accepter. A moi de rester calme et patient ». Mais aussi en bons termes avec ses concurrents directs. Ce qui n’a pas toujours été son point fort. « Je ne suis pas quelqu’un difficile à gérer. Je veux tout le temps jouer et si ce n’est pas le cas je suis déçu, comme c’est actuellement le cas » se défend-il.

Robben n’est plus un titulaire indiscutable, mais il peut quand même se consoler avec le fait qu’il est prêt à répondre à tout moment lorsque son entraineur fait appel à lui. Comme ça a été le cas vendredi lors du match face à Wolfsburg (1-0), où, entré en fin de partie, il s’est offert sa première réalisation de la saison en Bundesliga. Face à Arsenal, mardi en Ligue des Champions, ce scénario ne lui déplairait pas trop. Cela dit, il en a un meilleur dans la tête : « j’aimerais bien débuter ». Reste à savoir si Heynckes l’entend de cette oreille. Ce qui pourrait inciter le technicien allemand à opter pour cette solution c’est de se rappeler le dernier grand match réussi par Robben en Ligue des Champions. C’était en mars 2010 et c’était déjà sur le sol anglais. Lors d’un quart de finale retour joué à Old Trafford, il avait été le principal artisan de l’élimination de Man United (2-3). Mais bon, il ne faut pas, non plus, se montrer trop exigeant d’un coup avec un joueur qui en a tant bavé.

A lire aussi :

Tout sur la Ligue des Champions

Relatifs

From the web