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Remonté contre les journalistes anglais pour cause de rumeurs injustifiées à son sujet, Arsène Wenger a dévoilé ce lundi une facette du personnage qu’on ne lui connaissait pas.

Attendu ce lundi devant les médias pour s’exprimer au sujet du choc contre le Bayern de Munich, prévu demain en 8e de finale aller de la Ligue des Champions, Arsène Wenger, le manager français d’Arsenal en a plutôt profité pour régler ses comptes avec les journalistes britanniques. Sous pression après l’élimination essuyée en Cup par ses Gunners (Ndlr, samedi face à Blackburn 0-1), le technicien alsacien a déversé donc sa colère sur la presse en prétextant la circulation d’une fausse rumeur concernant la prolongation de son contrat. Son numéro a duré un petit quart d’heure et les représentants du tabloïd The Sun, les principaux inculpés, sont ceux qui ont eu droit aux reproches les plus virulentes. Le fond des accusations était quelque peu justifié, mais la forme a énormément surpris, y compris ceux qui côtoient le personnage depuis longtemps.

« Ne pas écouter ce que les gens disent »

Depuis son arrivée en Angleterre, en automne 1997, Arsène Wenger s’est toujours retenu à hausser le ton face à ceux qui le critiquent. Cette fois, en raison d’un contexte très tendu et aussi l’énorme enjeu qui pèse sur ce match face à Munich, l’ancien coach de Monaco ne s’est fixé aucune limite. « Cela fait seize ans que je bosse ici et je mérite un peu plus de respect de votre part » a-t-il tonné, ajoutant : « Donner du crédit à ce genre de rumeurs n’a aucun but si ce n’est nous déstabiliser ». Le manager français a utilisé le pluriel dans cette phrase. Toutefois, il n’y a aucun doute quant au fait que, pour une fois, il ne défend pas ses protégés ou son club. Il se défend lui-même, inconsciemment ou pas, contre les attaques dont il fait sans cesse objet depuis quelques mois en raison d’un manque criant de résultats (aucun titre remporté depuis la victoire en FA Cup en 2005).

S’il a été et reste le manager le plus titré de l'histoire Arsenal, Wenger traine comme un boulet le bilan négatif de ces dernières années. Après avoir perdu définitivement le soutien de ceux qui l’ont le plus longtemps supporté, à savoir les fans, il a jugé utile d’affirmer : « vous m’avez accusé de négliger la Coupe d’Angleterre. Mais c’est une compétition que j’ai remporté à quatre reprises. Qui peut se targuer d’avoir fait aussi bien ? Donnez-moi un nom ? ». D’autre part, il s’est appliqué une nouvelle fois à justifier l’équipe de départ qu’il avait aligné face à Blackburn. « On nous a reproché de ne pas voir mis une équipe compétitive. C’est une insulte à tous ceux qui ont débuté le match et qui sont tous des internationaux, a-t-il martelé. On accepte d’être pointés du doigt, mais vous devez prendre en considération toutes ces choses ».

Poussé à bout, Wenger a étalé tout ce qu’il avait sur le cœur. Cela étant, et que les fans d’Arsenal se rassurent, il ne s’est pas dispersé par rapport aux objectifs qui lui restent accomplir : finir la Premier League dans le Top 4 du classement et emmener son équipe le plus loin possible en Ligue des Champions. « Ce qui est important c’est d’oublier ce que les gens disent et nous concentrer sur nos forces, juge-t-il. Nous vivons en démocratie et on doit entendre donc tous les remarques et jugements, mais on doit vivre avec ça et faire montre d’une grande force mentale. Il y a pas mal d’experts qui parlent, mais ils n’ont pas forcément tous raison. Ce qui est important ce n’est pas ce que les gens disent, mais le terrain ». Celui de l’Emirates Stadium fera objet de tous les regards ce mardi, à fortiori après cette sortie médiatique. Il vaut mieux pour Wenger ne pas imaginer ce qu’un nouveau revers provoquera comme conséquence.

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