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Trois capitaines se sont succédés au PSG depuis le début de saison. Une situation préjudiciable pour la cohésion du groupe.

Carlo Ancelotti est un homme diplomatique. Le technicien italien avait annoncé la couleur l'été dernier. Le capitaine du Paris Saint-Germain devait être français. Dans l'effectif pléthorique et multiculturel du club de la capitale, la décision d'Ancelotti représentait un message aussi fort que symbolique. Mais trois joueurs - Christophe Jallet, Mamadou Sakho et Thiago Silva - se sont partagés le brassard depuis le lever de rideau. Une évolution de management dictée par une période délicate au cœur de l'automne.

Sakho ironise la situation

C'est donc Jallet qui avait ouvert le bal dès le début de cette campagne. Le défenseur latéral droit, personnalité appréciée et "charismatique", dixit Sirigu, au sein du vestiaire parisien, avait la légitimité et l'ancienneté pour prétendre à cette responsabilité. Mais l'arrivée de Grégory Van der Wiel au poste de l'international français a renforcé la concurrence. Le Néerlandais n'a toujours pas convaincu sportivement, mais son C.V., au moins autant qu'une logique nécessité de de rotation, ont incité Ancelotti a l'aligner fréquemment. En l'absence de Jallet, l'ancien coach du Milan AC est pourtant resté dans son optique de départ. C'est en effet Mamadou Sakho qui a pris le relai. Mais le défenseur central est également inclu dans la rotation instaurée par Ancelotti, laissant régulièrement sa place à Alex, aux côtés de l'intouchable Thiago Silva.

C'est donc ce dernier qui a pris le brassard lorsque les deux premiers capitaines sont restés sur le banc. Blaise Matuidi fut en effet le seul français aligné dans ces configurations. L'ancien Stéphanois est indispensable dans l'entrejeu du dispositif parisien, mais sa personnalité ne laissait pas augurer un rôle de capitaine. Ancelotti a tranché dans le vif. Et même si Thiago Silva possède toutes les caractéristiques idoines pour ce statut, la décision fait visiblement débat au sein du vestiaire parisien, comme l'a expliqué, non sans humour, Mamadou Sakho. « J’ai sorti une petite blague par rapport à ça. Dans le vestiaire, je ne sais plus avec qui je parlais. On se disait « c’est qui le capitaine, c’est Thiago ? ». J’ai dit « Ok, c’est peut-être parce qu’il sait dire oui en français qu’il est considéré comme français ». Mais moi, personnellement, ça ne me touche pas du tout. Ça ne dérange pas du tout. Ce sont les choix du coach, je les respecte. Je suis toujours parisien et ça, personne ne peut rien y faire », a lâché l'intéressé sur RMC.

On savait le vestiaire parisien déjà partagé. Et cela ne consitute en aucun cas une anomalie au vu du manque de vécu de cette pléaide de stars. Mais nul doute que cette situation indécise accentue cette idée. Elle met en exergue le manque de transparence sur un sujet qui, s'il n'est pas primordial, est assez symbolique pour refléter la direction prise par Ancelotti dans son management. Et si le technicien italien continuera certainement à gérer les egos avec son sens de la mesure habituel, ce choix de propulser l'une des recrues-phares au pouvoir souligne son changement de cap. Reste à savoir si cette évolution est temporaire, ou si Thiago Silva est amené à conserver le brassard. Le suspense reste entier, selon Ancelotti « Thiago Silva peut être le capitaine, mais je n’ai rien décidé sur le long terme ». Décidémment, ce PSG se cherche encore à tous les étages...

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