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L'attaquant argentin du PSG, Ezequiel Lavezzi, a l'objectif de justifier son statut de recrue-phare après des débuts laborieux dans la capitale.

Le grand saut. Cela pourrait bien résumer le changement de décor d'Ezequiel Lavezzi cet été. Arrivé à Paris dans le costume d'une recrue-phare avoisinant les 31 millions d'Euros, l'attaquant argentin est surtout passé de la lumière des projecteurs italiens à l'ombre des stars de la capitale. Idole à Naples, il n'est qu'un élément parmi d'autres dans l'effectif pléthorique du Paris Saint-Germain. La faute, aussi, à un début de saison tronqué. Gros plan sur un joueur pas comme les autres.

Le premier choix d'Ancelotti

Les premiers pas de Lavezzi avec la tunique parisienne laissaient pourtant présager une trajectoire différente. Contre le grand Barça, dans un match amical de prestige, il montre un aperçu de ses qualités de percussion. Mais les premières pages du chapitre de la Ligue 1 sont moins glorieuses. Dès le deuxième match des Parisiens, à Ajaccio, l'attaquant argentin se fait exclure pour un geste plus brusque et maladroit que réellement méchant. Une première coupure dans l'élan du joueur, qui tombe bien-sûr au mauvais moment. La suite, ce sont deux blessures consécutives (cuisse et adducteurs), dont l'une qui le contraindra à subir l'humiliation d'un changement immédiat après être entré en cours de jeu, à Porto (1-0). La colère de l'ancien joueur de Naples sur cette image résume à elle seule cette succession de tuiles. D'autant que le joueur n'a pas été épargné par plusieurs rumeurs au sujet de son hygiène de vie, quand elles ne concernaient pas un futur transfert dès cet hiver à l'Inter...

Cette petite traversée du désert a fait désordre au sein de la maison parisienne. Pas forcément sportivement, puisque le club de la capitale possède d'autres cartouches offensives au registre similaire. Mais en terme d'image, un critère toujours très considéré par le président Nasser Al-Khelaifi. Le cas de l'artilleur tatoué du PSG a forcément donné du grain à moudre aux détracteurs de la politique parisienne. Le PSG et Lavezzi ont donc un intérêt réciproque à lancer leur aventure commune. L'intéressé en est parfaitement conscient. "J'ai fait quelques erreurs et peu de bonnes choses jusqu'à maintenant. Pour moi, l'important était de retrouver les terrains et de terminer un match. Maintenant, j'espère faire encore mieux. C'était important de gagner ce soir, ça permet au groupe d'accumuler de la confiance. Quand est-ce que je marquerai ? Certes, c'est important pour un attaquant, mais encore une fois, le principal est le résultat de l'équipe", a t-il confié dans les colonnes du Corriere dello Sport.

L'international argentin s'est remis dans le bain contre le Dinamo Zagreb (4-0), lors de la dernière journée de Ligue des Champions. Ancelotti l'a de nouveau titularisé à Montpellier la semaine dernière (1-1). Un match au scénario particulier qui a permis à Lavezzi de montrer toute sa palette. Rapidement réduits à dix après l'expulsion de Sakho, les Parisiens ont en effet du opter pour un bloc compact et des attaques rapides. Une configuration typique du Napoli, dans laquelle Lavezzi, joueur de rupture par excellence, étalait toute sa classe avec ses complices Hamsik et Cavani. Assurément, l'attaquant argentin a les moyens de retrouver ces sensations avec le PSG. Comme Naples, Paris brille dans l'art de la contre-attaque. Et l'intéressé a également la possibilité de retrouver de réelles relations techniques avec des éléments comme Ménez - qui monte en puissance - ou bien-sûr l'inévitable Ibrahimovic. Carlo Ancelotti, qui avait confié que l'Argentin était le "premier joueur coché pour cette saison", en est tout autant convaincu. "El Pocho" est désormais prêt à montrer son véritable visage en Ligue des Champions, avant de lancer, définitivement, son aventure en Ligue 1...

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