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Même si Zlatan Ibrahimovic est sous les feux des projecteurs, le Paris Saint-Germain peut également s'appuyer sur un secteur défensif extrêmement solide.

Il y a la perception. Celle d'un Zlatan Ibrahimovic superstar du Paris Saint-Germain, élément majeur sous les feux des projecteurs. Et puis il y a une autre réalité. Un secteur défensif ultra-solide, meilleure arrière-garde de Ligue 1. Paris possède donc le buteur le plus prolifique de l'hexagone, mais paradoxalement, c'est en défense que les hommes d'Ancelotti se placent au premier rang. Une imperméabilité qui peut permettre au PSG de nourrir de légitimes ambitions sur la scène européenne. Analyse.

Une référence en Europe

Il y a une semaine, après une nouvelle victoire contrôlée des Parisiens à Nancy (0-1), Mamadou Sakho avait envie de faire passer un message. Oui, "Ibra" est bien présent, comme l'attestent ses 12 buts en 13 matches toutes compétitions confondues, mais les hommes de l'ombre abattent un travail de sape indispensable à l'équilibre de l'équipe. « En ce moment, il nous fait beaucoup de bien. On gagne grâce à ses buts. Mais il ne faut pas oublier le travail fourni par les autres. Derrière, il y en a qui charbonnent, il y a des soldats. Zlatan seul contre 11, il ne ferait pas grand-chose. », a lâché le jeune international français en conférence de presse à Marcel-Picot. En fait, à Paris, tout se joue dans les deux zones de vérité, et ce n'est pas la première défaite en championnat cette saison contre Saint-Etienne (1-2) qui viendra tout remettre en cause... Le fond de jeu des hommes d'Ancelotti n'est pas toujours séduisant, le technicien italien opére d'ailleurs une rotation régulière qui ne favorise pas les automatismes. Mais le réalisme d'Ibra, donc, et surtout la rigueur défensive des Parisiens sont des arguments suffisants. Pour le moment. En attendant une dernière touche esthétique.

Dans les faits, cette solidité s'explique en premier lieu par les performances de la charnière centrale parisienne devant l'excellent Sirigu. Thiago Silva s'est adapté très vite à sa nouvelle écurie. Son sens de l'anticipation, sa qualité technique, sa vitesse et sa précision dans la relance lui offrent une palette complète qui justifie le statut de meilleur défenseur du monde qu'il a acquis au yeux de nombreux observateurs. Aux côtés de l'inamovible Brésilien, Ancelotti joue la carte de l'alternance. Question de management, la spécialité de l'Italien. Mamadou Sakho et Alex se partagent donc la seconde place de la charnière centrale. Une concurrence saine qui favorise une réelle émulation, puisque les deux défenseurs, en proie au doute la saison dernière, alignent les performances convaincantes lors de cet exercice. Sakho a d'ailleurs relevé ce défi important en restant à Paris, et le joueur formé dans la capitale répond clairement présent, ce qui lui permet au passage de bonifier son statut d'international. En chipotant, on peut souligner que les défenseurs latéraux présentent moins de garanties, à droite (Jallet, Van der Wiel), comme à gauche pour Maxwell, ces derniers se distingant dans l'aspect offensif de leur tâches.

Mais Paris, c'est également un entrejeu bien rodé. Comme en défense, les places sont pourtant chères dans ce secteur, où les postulants, quasiment tous internationaux, sont nombreux (Verratti, Matuidi, Thiago Motta, Momo Sissoko, Chantôme, Bodmer, le jeune Rabiot, voire Pastore). Dans cette liste, Marco Verratti et Blaise Matuidi sont essentiels dans les rouages de la machine parisienne. Le jeune Italien crève l'écran par son activité, sa lecture du jeu, sa précision dans le jeu court comme dans le jeu long et l'audace qu'il possède grâce à sa qualité technique. L'international français, de son côté, a pris une autre dimension. Toujours essentiel à la récupération, l'ancien Troyen possède également un volume de jeu exceptionnel et une justesse remarquable. Le lien entre le secteur défensif et l'animation offensive est donc assuré par ces deux joueurs positionnés bas, mais que l'on peut considérer comme des rampes de lancement. À leurs côtés, Ancelotti a l'embarras du choix avec des profils multiples. La solidité du Paris Saint-Germain trouve donc son origine dans ce projet de jeu. Une identité pas toujours emballante collectivement sur le plan offensif - Ibra polarisant le jeu par ses exploits individuels - mais qui lui permet aujourd'hui d'être le meilleur élève de Ligue 1 en défense (7 buts encaissés en 11 matches) et le troisième en Europe derrière Malaga et le Bayern toute compétitions confondues (9 buts encaissés). Une statistique éloquente au vue des caractéristiques requises pour briller en Ligue des Champions. Sa star suédoise se charge du reste...




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