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Le Zénith est contraint de remporter son match face à Anderlecht s'il ne veut pas tirer un trait sur la Ligue des Champions.

Le 3 septembre 2012, alors que le Zénith Saint Pétersbourg était resté bien sage lors de ce mercato estival, son président Aleksandar Dyukov a une inspiration divine et décide d’acheter pour quelques 80 millions d’euros les deux stars du championnat portugais, le brésilien Hulk et le belge Witsel. Cependant, alors qu'il se pavanait à la première place du championnat, force est de constaté qu'après l’arrivée des deux joueurs, le club se retrouve désormais quatrième, cinq points derrière l’Anzhi de Samuel Eto’o. Retour sur une intégration plus que ratée.

L'intégration des étrangers, un problème aussi en Russie

Car en effet, dire que l’intégration d’Hulk et Witsel dans leur nouvel univers russe est ratée est plus qu’un euphémisme. Crises de jalousie, guerres d’égos, les deux nouvelles recrues auront tout connu en ce début d’aventure. La bienvenue est donnée par Denisov qui avec ses maigres quatre millions d’euros par an s’indigne, oui, s’indigne, de la venue de ses nouveaux coéquipiers qui devraient donner au Zénith une dimension international que le milieu russe n’a jamais réussi à apporter : «Je pourrais comprendre si nous avions transféré Messi ou Iniesta, ils valent n'importe quel prix. Nous avons acheté de bons joueurs qui vont clairement aider le Zénith. Mais sont-ils tellement meilleurs que les autres vedettes de l'équipe pour mériter d'être payés trois fois mieux ?». Le joueur demande sur le champ une réévaluation de son salaire. Le club lui propose une simple prolongation, celui-ci refuse. Spalletti décide donc d’envoyer son milieu de terrain faire un tour en équipe réserve.

Et comme la liberté d’expression est une denrée rare au pays de Poutine, l’attaquant Kerzhakov, accusé de s’être moqué de la mauvaise performance de la star brésilienne lors d’un match nul 2-2 contre Sovetov, où d’ailleurs Hulk inscrira un superbe but, rejoint son ami en équipe B. De nombreux cadres du vestiaire tel que Malafeev, Anyukov ou encore Bystrov se sont insurgés contre cette prise de pouvoir des étrangers. L'arrivée de Hulk n’a pas forcément fait l’unanimité chez les supporters non plus. En effet, une photo du brésilien avec une fausse bombe a été retrouvée dans le centre d’entraînement du club. #Cadeau de bienvenue.

Contraint de gagner

Depuis leur arrivée, le Zenith ne marche plus droit. L’équipe de Spalletti n’est que la pâle copie de l’armada au jeu léché et en une touche de balle, déjà vainqueur de deux championnats. En effet, avec Hulk et Witsel, le club n’a connu que deux petites victoires pour trois défaites et deux nuls, toutes compétitions confondues. D’ailleurs, outre le championnat, la compétition qui tient le plus à cœur des russes est la Ligue des Champions. Et avec déjà deux défaites face à Malaga et le Milan, autant dire que le Zénith va devoir se serrer les coudes pour battra Anderlecht, qui compte un point de plus dans le groupe C.

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