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Inauguré en aout dernier, le Grand Stade de Lille ne réussit pas encore à l’équipe locale du LOSC. Une anomalie que les Dogues veulent voir finir, ce mardi contre le Bayern.

C’est un moment que Michel Seydoux, le président du LOSC, attend depuis des lustres. Depuis 2005 pour être exact et l’abandon de l’idée de rénovation de l’ancien stade du club Grimonprez-Jooris. Le moment en question c’est la venue d’un grand d’Europe dans la nouvelle enceinte lilloise, spécialement construite pour ce genre d’événements, pour un match phare de Ligue des Champions. Inauguré en aout dernier, le « Grand Stade Lille Métropole » a donc rendez-vous avec le premier véritable chapitre de son histoire ce mardi, lorsque l’immense Bayern de Munich, vice-champion d’Europe, croisera le fer en son sein avec les hommes de Rudi Garcia. Indépendamment du résultat final de cette partie, ça sera un jour spécial. Cela dit, et pour que la fête soit pleine, il serait bien que Pedretti et ses partenaires réussissent l’exploit de l’emporter.

L’exploit est toujours possible

Bien sûr, et vu que l’aventure ne fait que commencer, il est clair que le Lille – Bayern ne sera probablement pas la dernière grande affiche que le nouveau fief des champions de France 2011 va abriter. Mais ça sera le premier. Et en tant que tel, il mérite assurément une soirée parfaite. Le parfait, dans ces circonstances, passe invariablement par un bon comportement de ses hôtes. Depuis l’année dernière, et leur retour dans la plus belle des compétitions européennes, les joueurs nordistes ne sont pas encore parvenus à s’offrir le scalp d’un grand d’Europe. Il est donc temps de commencer, et le meilleur moment pour le faire c’est ce mardi, même si, sur le papier, ils ne sont pas (encore) armés pour. Ne dit-on pas que sur un match tout est possible ?
Le LOSC au Grand Stade
2 victoires, 2 nuls et 2 défaites
17 aout
Lille - Nancy : 1-1
29 aout
Lille - Copenhague : 2-0
2 sep
Lille - PSG : 1-2
19 sep
Lille - Bate : 1-3
23 sep
Lille - Lyon : 1-1
6 oct
Lille - Ajaccio : 2-0

Objectivement, Lille ne part pas vraiment favori de cette confrontation. Et il ne faut pas vraiment être un génie pour comprendre pourquoi. Il suffit, par exemple, de comparer seulement son parcours depuis le début de la saison et celui de son adversaire à venir (2 victoires, 5 nuls et 4 défaites, contre 10 victoire et 1 défaite pour les Bavarois, toutes compétitions confondues). Et pour ceux qui ne sont pas adeptes des statistiques, il y a toujours le facteur de la pression. Celle qui pèsera sur les Dogues demain soir à 20h45 sera bien plus importante que celle avec laquelle auront à faire les Allemands, même si les deux formations restent conjointement sur des matches perdus dans cette C1. Enfin, à tout cela, on peut ajouter le fait que jusque-là, Lille ne se sent pas encore vraiment chez soi dans son fief. Le Grand Stade est loin d’être une forteresse (voir tableau), ou, tout au moins, il est loin d’octroyer aux Dogues les mêmes aisances psychologiques qu’ils avaient dans leur ancien Stadium.

Vous l’aurez compris, il faudrait donc une véritable sensation, pour ne pas dire un miracle, pour que le LOSC arrive à prendre le dessus sur le Bayern. Mais, le football est nourri par les exploits, les coups imprévisibles et les prestations parfaites qu’arrivent, de temps à autre, à s’offrir des équipes aux moyens limités face à des opposants plus forts que soi. De fait, il existe donc au moins un motif pour ne pas enterrer les Dogues avant l’heure. D’autre part, le passé du football français apporte la preuve que tous les grandes formations de l’Hexagone, comme l’OM, le PSG ou l’encore l’OL, possèdent un match référence sur la scène continentale. Un instant de gloire qui leur a permis d’en finir avec leurs complexes et donner à l’expression « évoluer à domicile » tout son sens. L’instant en question, ou plus globalement la soirée, il n’y aucune raison pour que les Lillois ne la vivent pas ce mardi. C’est tout le mal qu’on leur souhaite. A eux, et à leur nouvelle demeure.

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