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Pour fêter son grand retour en Ligue des Champions, la Juventus reçoit le champion d'Europe Chelsea. Un des matches du tournoi en perspective.

Le 10 mars 2010, la Juve quittait la scène européenne après un match nul (précédé par une défaite à l’extérieur) face à Chelsea, lors d’un match incroyable terminé 2-2. A l’époque, la Juventus venait de remonter de Serie B, et la Ligue des champions était venu bien trop tôt. Del Piero était encore le leader d’une équipe vieillissante. Le jeune Giovinco entré en cours de jeu avait lui ébloui l’Europe entière de son talent.

Un retour à confirmer

Aujourd’hui, Del Piero n’est plus mais Giovinco est bien de retour. Après un stage à Parme, la fourmi atomique est revenu à Turin en tant qu’homme fort aux côtés de Vucinic. Et ce retour en force de Giovinco symbolise le come-back d’une juve gagnante. Détentrice du championnat d’Italie, la vieille dame a réussi sa mue en renouvelant complètement son effectif. Elle va devoir confirmer maintenant sa cure de jouvence avec un test grandeur nature face à Chelsea. Car si la Juve en est à 42 matches sans défaite en championnat (maudite finale de Coupe d’Italie que ne nous permet pas de dire « toutes compétitions confondues »), elle avait l’avantage de ne pas avoir à disputer les matches européens, un avantage certains sur ses adversaires qu’étaient l’année dernière le Milan, l’Inter ou Naples. Aujourd’hui, les bianconeri vont devoir se frotter aux champions en titre. Alors oui, autant dire que l’Europe a prévu un bel accueil à l’équipe qui l’a conquise deux fois.

Une fluidité retrouvée

Et la Juventus attend ce rendez-vous avec impatience. Loué en Italie pour son impressionnant effectif et son jeu mélangeant le cynisme traditionnel des turinois à un jeu léché finalement redécouvert, l’équipe a hâte de savoir où se trouve réellement son niveau. Quoi de mieux qu’un premier match face à l’équipe censé être la meilleure d’Europe ? D’autant que Chelsea sous la coupole d’Hazard a retrouvé un jeu rapide et porté vers l’avant. Oui, cette juventus ressemble toujours plus à celle de Lippi version 1994-1999, avec peut-être le buteur en moins qu’était Alessandro Del Piero. Car si Giovinco et Vucinic sont capables de gestes de génies, il ne sont peut-être pas assez tueurs pour être le capocannoniere qui manque à la Vieille Dame. Elle a convoitée cet intersaison le basque Llorente, elle devra se contenter de Bendtner.

Si aujourd’hui, la Juventus est en droit de rêver, elle le doit notamment à Antonio Conte qui a ramené grinta et spectacle quand l’équipe était au plus mal. Aujourd’hui, l’équipe semble inarrêtable, du moins en Italie. Reste maintenant à confirmer en Europe.

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