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En grosse difficulté en championnat, Montpellier perçoit son premier match de Ligue des Champions comme le moyen idéal d’oublier les tracas domestiques. Et peut-être se relancer.

Des étés compliqués, cela fait bien longtemps que Montpellier n’en a pas connus. Habitué à bien démarrer ses saisons, le club de la Paillade découvre cette année un contexte nouveau. Celui d’une équipe à la bourre, trainant comme un boulet son retard à l’allumage. Victorieux à une seule reprise lors des cinq premières journées de championnat, les Héraultais ont pris manifestement un sacré coup de soleil. Pour s’en excuser, ils ont brandi quelques circonstances atténuantes, mais l’opinion publique et leurs propres dirigeants n’en ont eu que faire. Au cœur de ces tourments, le champion de France est livré à lui-même. Il espère naturellement remonter la pente, mais avant cela, il songe d’abord à retrouver la confiance. Le match contre Arsenal, demain à la Mosson, présente le contexte idéal dans cette optique.

« Pourquoi pas gagner »

Vendredi, au sortir de la défaite face à Reims (3-1) en Ligue 1, René Girard avait cité le mot honte pour exprimer l’état d’esprit qui était le sien. L’entraineur montpélliérain a pu décolérer depuis et aujourd’hui ses sentiments sont partagés entre l’excitation et l’espoir. L’espoir de voir les siens mettre à profit ce match de gala pour se remettre dans le sens de la marche. « On vit toujours des mauvais moments dans le football, tempère-t-il. Aujourd'hui s'offre à nous un match exceptionnel dans une compétition très spéciale. On vit un début de championnat difficile, à nous de nous en sortir. Il faudra de l'envie, de la détermination, mais pas d'inquiétude outre mesure ». Pas même une dose d’appréhension à l’idée d’attaquer une compétition d’une telle ampleur ? Sa réponse : « La Coupe d'Europe, c'est un moyen de grandir, pour le club et les joueurs. Être parmi les 32 meilleures équipes européennes, c'est quelque chose. On a fait la surprise de gagner le titre la saison dernière, alors la prochaine, pourquoi pas gagner la Champions League... »

La dernière phrase du coach est certainement à prendre au second degré. Néanmoins, il n’y a pas à douter que c’est sans le moindre complexe qu’il se présentera mardi à la Mosson pour ce grand match. Et il en est de même pour ses joueurs. « On a beaucoup de respect pour Arsenal mais je sais qu'on peut faire face avec beaucoup de vaillance. On a envie d'être à la hauteur ». De retour à la compétition, son défenseur, Mapou Yanga-Mbiwa, a tenu un discours quasi similaire. « Tout le monde est excité, content de commencer cette compétition, révèle-t-il. On attend ce moment-là depuis longtemps. On est chez nous, il faudra être intraitable et pourquoi pas gagner ce match. On pense tous à la Champions League, tout le monde sera à l'heure demain et on espère que ce sera un tremplin pour le reste de la saison ».

Vaincre Arsenal s’apparenterait à un exploit pour le MHSC. Un match nul ne serait pas non plus une si mauvaise affaire pour les Pailladins. Et il est clair que le résultat de cette partie conditionnera la suite de leur compétition. Des données que mesurent parfaitement les champions de France. Toutefois, pour une fois, l’heure n’est pas aux calculs. Et on peut compter sur le capitaine pour dresser la meilleure présentation de ce match : « C'est la première fois que cette compétition vient à Montpellier. On va pouvoir se jauger face à nos adversaires, et il faudra répondre présent ». Que ses supporters se rassurent, Montpellier sait donc parfaitement ce qu’il a à faire pour ses débuts dans cette C1. Et pour le reste, à savoir la Ligue 1, il y aura tout le temps après pour s’y replonger,  ainsi que le souligne Girard : « On se pose des questions, certes, et c'est toujours plus facile d'y répondre quand on est serein. On ne s'en pose pas trop non plus, on est réalistes et c'est en se remettant au travail qu'on pourra s'en sortir ». 

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