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Au bout de sa huitième et peut-être dernière année avec Chelsea, Didier Drogba a vécu mercredi les plus beaux moments de sa carrière. Une récompense ô combien méritée.

La persévérance est une vertu noble, et celle de Didier Drogba a fini par payer. L’attaquant ivoirien, l’un des tous meilleurs de sa génération, a attendu ses 34 ans et sa huitième année à Chelsea pour découvrir ce que c’est d’être champion d’Europe. Et oui, le numéro 11 des Blues ne restera pas dans ce club fermé des plus grands footballeur de l’histoire à n’avoir jamais eu l’honneur de remporter la Ligue des Champions. Le destin a été forcé et il y est assurément pour quelque chose. En cette soirée de mercredi 19 mai 2012, il a écrit l’une des plus belles pages de sa carrière de joueur en guidant sa formation londonienne vers le succès final dans cette prestigieuse compétition.

Il n’a jamais abandonné

S’il y avait une machine à remonter le temps, on s’attarderait volontiers sur les images de la finale de Moscou que Chelsea avait perdu en 2008 aux dépens de Man United. Beaucoup d’observateurs avaient alors évoquée la fin tristounette d’un cycle au sein de cette formation et les images d’un Drogba désabusé avait alors parcouru toutes les chaines télé. On était alors loin de se douter que quatre ans après l’avant-centre ivoirien rejouerait un tel match, et encore moins qu’il en serait le héros. « Quand vous êtes un joueur de Chelsea vous n'abandonnez jamais jusqu'à la fin » a-t-il claironné au bout de ce qui a été « sa » finale à lui.

Il serait, bien sûr, réducteur de réduire l’exploit des Blues à la performance d’un seul joueur, mais comment ne pas mettre l’accent sur ce que Drogba a réalisé. Non seulement sur cette rencontre, mais aussi pendant toute son aventure londonienne. Au final, la balade munichoise n’était qu’un dénouement logique des choses. Ce champion avait incontestablement droit à son moment de gloire et il l’a eu. Et comme tout grand joueur qui se respecte, il s’est attelé à tirer chapeau à tous ses partenaires, plutôt que de savourer jalousement cet instant. « Ce qu’on a fait ce soir (samedi), c'est ce que nous faisons depuis des années et des années. C’est l’état d’esprit que nous avons ». Personne n’osera le contre-dire sur ce point.

Déjà décisif lors de la demi-finale face au Barça, mais aussi en quart face à Naples, Drogba est sorti une nouvelle fois de sa boite pour propulser ses Blues au sommet. Le but qu’il marque de la tête à deux minutes de la fin est à la fois un modèle d’esthétisme, à travers la puissance et la précision qu’il y met, mais aussi de détermination. Celle d’un joueur qui en avait marre d’échouer si près de but et qui ne se voyait pas clôturer son idylle avec les Blues sans un énième fait d’arme. Le plus important de l’histoire du club. Que dire aussi du sang-froid dont il a fait preuve au moment de transformer son tir au but, alors que c’est un exercice où il a souvent failli par le passé. C’était la marque des plus grands. Il n’y a que ça pour expliquer sa glorieuse soirée. « Et le destin, auquel j’ai toujours cru » a-t-il conclu. A méditer pour tous ceux qui n’ont pas encore accédé à leurs rêves.



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