thumbnail Bonjour,

Les quarts de finale aller et retour entre le FC Barcelone et le Milan AC ont été marqué par des histoires de penalties qui entachent ce choc européen.

A l'annonce des quarts de finale de la Ligue des Champions cette saison, cela ne faisait aucun doute. Le choc entre le FC Barcelone et le Milan AC était bien une rencontre de prestige à suivre de près. Deux clubs de renom, des joueurs expérimentés et deux stades mythiques, voilà ce que promettait cette affiche. Mais après la qualification du FC Barcelone pour les demi-finales, c'est une polémique de pénalty qui reste en bouche. Une controverse qui pousse aujourd'hui les deux clubs à se renvoyer la balle à la moindre occasion.

Une histoire de pénalty

Tout a commencé lors du match aller à Giuseppe Meazza. Alexis Sanchez est fauché dans la surface par la défense milanaise. Alors que tous les Barcelonais réclament un pénalty, l'arbitre ne bronche pas. A la fin du match, les joueurs de Pep Guardiola contestent auprès de l'arbitre mais aucun mot n'est dit dans la presse bien que ce but à l'extérieur aurait pu faire la différence en faveur du Barça. Mais les coéquipiers de Lionel Messi n'ont pas eu besoin de ce pénalty pour se qualifier. Car au match retour, ils en ont finalement bénéficié de deux. Si la première faute sur Messi semble être indiscutable, c'est le deuxième pénalty sifflé pour un tirage de maillot sur Sergio Busquets qui fait la polémique.



En effet, ce genre de faute n'étant pas signalé dans le championnat italien, les Milanais crient au scandale lorsque l'arbitre porte le sifflet à sa bouche. Médusés, les coéquipiers de Clarence Seedorf ne comprennent pas pourquoi un deuxième pénlaty est sifflé contre eux. Messi se charge une nouvelle fois de le tirer et le FC Barcelone l'emporte 3-1. Et si ce pénalty fait autant jaser c'est sans doute parce que les Milanais étaient revenus au score à 1-1. Avec ce nouveau but de Messi, les chances des hommes de Massimiliano Allegri pour se qualifier pour les demi-finales disparaissaient presque complètement. Comble de la rage pour les Milanais, c'est le pénlaty non sifflé sur Zlatan Ibrahimovic après une faute dans la surface de Javier Mascherano à la 48ème minute du match.

Ibrahimovic a lancé les hostilités

Si les Milanais ont beaucoup ralé sur le terrain, ils ne se sont pas non plus gênés pour le faire en zone mixte et dans la presse. Le premier à ouvrir les hostilités c'est l'ancien barcelonais, Zlatan Ibrahimovic. A l'origine du seul but milanais inscrit par Nocerino, le Suédois n'a pas réussi à tenir sa langue: "Le match ne s'est pas joué qu'avec les joueurs sur le terrain. Je ne peux pas croire que l'arbitre ai sifflé pénalty alors que le ballon n'était pas disputé. Il semblerait que l'UEFA veuille que deux équipe soit en finale de la Ligue des Champions. Je comprends maintenant ce que ressent Mourinho quand il vient au Camp Nou". Il n'en fallait pas plus pour allumer la mèche. A l'annonce de cette déclaration du milanais, l'entraineur barcelonais, Pep Guardiola a tout de suite réagi: "Sur les penalties, nous ne nous sommes pas plaints de ce qui s'est passé au match aller (où le Barça aurait pu obtenir deux penalties). Là, les images montrent qu'il y a bien penalty par deux fois. Un tirage de maillot dans la surface, c'est penalty. On me l'a appris tout petit. Je crois que nous méritons amplement notre qualification. Si Monsieur Ibrahimovic ou Mourinho disent que nous gagnons grâce aux arbitres, je leur réponds que nous sommes en demi-finale pour la cinquième fois de suite, et ça, ça veut dire quelque chose".



Et ce matin c'est toute la presse italienne qui se déchainait contre les erreurs d'arbitrage. Le principal quotidien sportif italien, la Gazzetta dello Sport titrait ce matin: "Un penalty douteux lance le Barça, le Milan sort la tête haute". Ou encore en page intérieure: "Le Barça avec de l'aide" et "Milan dehors avec la rage".  Le quotidien sportif continue alors son analyse: "Nous ne sommes pas habitués à de tels penalties en Italie. Autrement dit : on en sifflerait dix par match. On pourrait répliquer : c'est la faute des joueurs "rusés" et des arbitres qui n'ont pas le courage d'intervenir et préfèrent se réfugier dans le "je ne vois pas" ou dans la faute de confusion. Ambrosini a raison : il faudrait plus d'uniformité". Des déclarations qui alimentent encore un peu plus la polémique à la sortie d'un choc européen qui n'a pas tenu toutes ses promesses. Si le Barça semblait supérieur sur la double confrontation, le Milan a parfois eu la place pour destabiliser des Barcelonais plus aussi dominateurs qu'auparavant.

Relatifs

From the web