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A peine huit mois après son arrivée à Chelsea, André-Villas Boas se retrouve déjà à jouer sa tête sur un match. Ca sera mardi à San Paolo contre Naples.

Voir Naples et mourir. Tel pourrait être le titre de la (courte) aventure d’André Villas Boas à la tête de Chelsea. Et pour cause ; si l’on se réfère à ce qui se murmure de l’autre coté de la Manche, le jeune technicien portugais (36 ans) ne survivra pas à un énième faux-pas de son équipe londonienne, ce mardi contre les Partenopei de Walter Mazzarri. Ça sera la goute d’eau qui fera déborder le vase et l’ancien coach de Porto aura alors à faire ses valises, avec comme seule performance notable de son passage au pays de Sa Majesté ; celle d’avoir fait aussi mal que Luiz Felipe Scolari, viré de Chelsea au bout de huit mois seulement passés au club (en février 2009).

Le limogeage lui pend au nez

Villas-Boas savait que prendre en main un gros ténor de la Premier League était une mission qui n’avait rien de comparable avec celle de diriger le FC Porto. Toutefois, il était certainement loin de se douter que sous ses ordres, ses Blues allaient totalement abandonner ce qui faisait leur force auparavant et dégringoler avec une vitesse grand V dans la hiérarchie des équipes anglaises. Même Arsenal, qui parait aujourd’hui en déperdition, les dépasse (au goal average) au classement de la Premiership. C’est dire la portée du déclin vécu par Lampard et ses partenaires cette saison. Un déclin à peine minimisé par le fait que Chelsea est aujourd’hui quasiment le dernier représentant de l’Angleterre en Ligue des Champions.

En effet, après les sorties prématurées de Man United et de Man City, et l’humiliation essuyée par Arsenal face à Milan (0-4) la semaine dernière, les Blues ont cette lourde responsabilité de porter à eux seuls les espoirs de toute une nation sur la scène continentale. Et il n’est pas bête de penser que c’est ce qui explique la raison pour laquelle Villas-Boas est toujours manager de l’équipe. N’étant pas connu pour sa patience, Roman Abramovitch, le propriétaire des Blues, se garde jusqu’à présent de tout chambouler en plein saison de peur que cela ne fasse qu’empirer les choses alors que le titre qui lui tient tant à cœur est encore accessible. Un titre qu’aucun des entraineurs qu’il a recrutés (Mourinho, Grant, Scolari et Ancelotti) n’a pu le lui offrir. AVB réussira-t-il ce pari ? Au jour d’aujourd’hui, il est très difficile de l’imaginer.

Questionné sur ce qui fait que son équipe accumule les mauvais résultats, Villas-Boas ne s’est pas montré très original dans son analyse. Après le match contre Birmingham, il a déclaré : « on a besoin d’un surplus de mental pour nous sortir de cette situation. La confiance vient avec les résultats et tant que les résultats sont mauvais cet état de faits va se perpétuer ». Pour son équipe oui, mais pour lui, il y a une autre échappatoire, à savoir le limogeage. Et il pourrait le connaitre dès ce mardi si sa formation venait à essuyer une autre contre-performance à Naples, en 8e de finale aller de la Ligue des Champions. Sachant qu’elle n’a plus gagné depuis trois matches et qu’elle pourrait être privée de John Terry et d’Ashley Cole, ça parait tout sauf impossible.

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