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Championnat du Monde des Clubs

  • 18 décembre 2011
  • • 11:30
  • • Nissan Stadium, Yokohama
  • Arbitre: R. Irmatov
  • • Spectateurs: 68166
0
FIN
4

Mondial des clubs - Le Barça haut la main

Mondial des clubs - Le Barça haut la main

Getty Images

Le FC Barcelone s’est offert ce dimanche son deuxième titre de champion du monde des clubs en terrassant en finale l’équipe brésilienne de Santos (4-0).

Finale de la Coupe du Monde des clubs :
FC Santos – FC Barcelone : 0-4
Buts :
Messi (17e, 83e), Xavi (24e), Fabregas (45e)

A voir aujourd'hui la joie extatique de Guardiola à chacun des buts de son équipe, on aurait sans doute pu penser à un certain soulagement d'une peine, à une tâche accomplie désespérément. Mais en vérité, ce soir à Tokyo, il n y a jamais eu de match . Et si le coach catalan a laissé transparaître l'image d'un homme comblé c'est par stupéfaction des réalisations de ses attaquants. Des éclairs venus d'ailleurs,  d'une pureté et d'une beauté saisissante qui nous ouvrait si les grand les yeux qu'on redevenait forcément un enfant. Des actions collectives guidées par le talent de Xavi et bonifiées par un Dani Alves épatant et par un Messi toujours aussi inspiré et fascinant. Le FC Santos, en face, n'a jamais paru de taille à rivaliser. Piétiné par la machine barcelonaise à son tour, il a jamais trouver de solution, ni de second plan pour se défaire de ce masque tendu et cadenassé par l'angoisse.

Un match à sens unique

C'est en vérité ce que l'on retiendra le plus d'une des rares finales intercontinentales déséquilibrées (la victoire de Penarol sur Benfica, 5-0 en 1961 restera comme la plus large). Pourtant avec un système 5-3-2, Muricy Ramalho, l’entraîneur de Santos a clairement envisagé de planter une barrière hermétique derrière trois milieux de terrain. Il misait sur la rapidité de ses deux attaquants Neymar et Borges pour tromper la vigilance des Catalans. Le scénario n'était jamais pareil, la mainmise du champion d'Europe était bluffante dès les premières minutes. Les milieux Xavi, Fabregas, Iniesta et Thiago se trouvaient très facilement entre les lignes et n'ont éprouvé aucune peine à dicter leur jeu. Et après une occasion de Messi repoussée par Rafael (13e), Barcelone trouvait rapidement la faille sur une action de classe initiée par un superbe contrôle de Xavi et conclue par une pichenette astucieuse de Messi qui trompait le portier brésilien (17e, 1-0).

Les catalans ne quittaient plus les abords de la surface adverse avec leur fameuse rigueur européenne et leur fantaisie sud-amériacine. C'est ainsi que Dani Alves, excellent sur son aile droite, trouvait Xavi dans l'axe de la surface, qui ajustait Rafael d'une frappe puissante pour confirmer le break (25e).  A 2-0, Santos était à l'agonie. Remonter trois buts au Barca ne devenait qu'une utopie, comme si on leur demandait de gravir tour à tour Kilimandjaro, Aconcagua et l'Everest tant la tâche paraissait inespérée.  Le bloc catalan commettait très peu d'erreurs et n'était jamais troublé par les arabesques de Neymar. On peut pas dire autant des défenseurs carioca, complètement spectateurs sur l'occasion de Fabregas, oublié sur la gauche qui trouvait le poteau à la demi-heure de jeu.

Barcelone reprend son dû

Pour enfoncer encore plus la plaie, Barca eut la bonne idée de conforter son avance avant la pause grâce à un Messi acharné dans la surface qui servait Dani Alves sur la droite. Après une première offrande pour Thiago repoussée, Fabregas concluait tranquillement pour le 3-0 (45e). Cet assaut des joueurs catalans sur les buts brésiliens résumait parfaitement la première mi-temps. Un Barcelone volontaire, technique et efficace face à un Santos inexistant qui subissait les coups d'aiguille. Le calvaire n'était pas aussi dur pour les hommes de Ramalho dans le second acte. Rafael s'est ressaisi dans les buts pour sortir quelques belles parades face à Thiago (52e), Messi (54e) et Iniesta (56e) et donner un peu de répit aux siens. Neymar perdait alors son duel face à Valdes (57e), ses coéquipiers n'était pas plus tranchants quand le portier espagnol manquait ses sorties sur corners. Barcelone s'est alors ébroué comme un grand animal qui devinait que sa rivale est minée par l’inquiétude pour conclure le festival par un dernier but de Messi (82e, 4-0) après une belle offrande de Dani Alves.

C'était une leçon catalane comme l'a si bien résumé Neymar après la rencontre « Ils nous ont appris comment jouer au football ». En Europe ça n'étonne plus grand monde une telle démonstration. Il est clair que cette équipe-là peut s’étiqueter comme l'une des meilleurs de tous les temps. On doute quand même que de l'autre côté, ce Santos peut faire mieux l'année prochaine comme l'espère le prodige brésilien «Guardiola a dit qu’il a beaucoup perdu avant de commencer à gagner. C’est ce que Santos veut faire. Peut-être qu’on reviendra ici dans un an et que nous serons champions ». La route de la gloire est encore longue contrairement aux ibériques qui y sont déjà.  Messi, Xavi et Dani Alves ont réussi à travers ce 77e titre à promouvoir encore plus l'image fantaisiste de leur club qui conquit encore plus l'Asie et l'Amérique du Sud. Barcelone continue d'innover l'image du football moderne avec un sens inné de l'inspiration et quelque chose nous dit que ça va durer encore longtemps pour le malheur des uns et le bonheur des catalans.

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