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Liga BBVA

  • 8 décembre 2012
  • • 20:00
  • • Estadio Municipal José Zorrilla, Valladolid
  • Arbitre: Pedro Jesús Pérez Montero
  • • Spectateurs: 22714
2
FIN
3

ESP - Le Real a du coeur

ESP - Le Real a du coeur

Getty

Opposé à Valladolid pour le compte de la 16e journée de Liga, le Real Madrid est revenu deux fois au score pour l'emporter. Benzema a marqué.

Liga - 16e journée
Valladolid - Real Madrid : 2-3
Buts :  Manucho (7e)Manucho (22e) -  K. Benzema (13e)M. Özil (45e)M. Özil (72e)

A Valladolid, le Real Madrid s’est imposé dans la douleur grâce à un Benzema impliqué sur chaque but et à Ozil, double buteur. Il aura fallu un pari tactique osé de Mourinho (avec, au milieu de la seconde période, uniquement deux défenseurs de métier sur le pré !) pour que le Real prenne l'avantage et vienne mettre la pression sur l'Atletico, désormais plus qu'à 2 points.  Les hommes de José Mourinho reviennent provisoirement à 8 points du FC Barcelone.

Le Real avec ses défauts et ses qualités


Oscar Wilde l'a dit. "Quand les dieux veulent nous punir, ils exaucent nos prières." C'est ce qu'à fait le Real ce soir, en offrant à ses supporters une soirée pleine de rebondissements, testant leur foi, et les récompensant à la fin. Dans ce match, on a vu tous les visages du Real. Tel Janus, le dieu romain, le club merengue offre différentes perspectives. Sa face vérolée, avec une défense en bois sur les coups de pieds arrêtés, et sa face noble, qui fait honneur aux Juanito, Raul et autres artisans des fameuses « remontadas » du passé. Le Real de ce soir est d’ailleurs un digne héritier des Galactiques et plaide coupable d’avoir usé du talent individuel pour renverser une rencontre mal embarquée. On ne lui en tiendra guère rigueur. 


Dès la 7e minute, « La Pucela » grille la priorité aux Merengues. Sur un corner frappé tendu depuis le coin gauche, la balle navigue dans la surface jusqu'au second poteau où se trouve Manucho, qui n'a plus qu'à ajuster Casillas des six mètres. Encore un but sur coup de pied arrêté, encore mené à l’extérieur…. A ce moment de la partie, le Real est le clown triste de son petit cirque personnel et répète un numéro affligeant.  Mais 6 minutes plus tard, Benzema, muet depuis quatre matches, égalise, profitant d'une superbe offrande de Callejon parti côté droit après une erreur défensive. Le jeune Canterano n’effectue pas un abattage défensif aussi impressionnant que celui de Di Maria, mais possède une vista et un vrai sens du jeu sans oublier ses qualités de finition indéniable que l’on n’a pas, nonobstant, vu à l’œuvre ce soir.

 



Mais tel Prométhée condamné à se faire dévorer le foie sur son rocher et le voir repousser chaque jour que Dieu fait, le Real prend un nouveau but, à nouveau de Manucho, de nouveau sur corner. 2-1. Tel les grands héros mythologiques, le Real a son point faible. La bonne nouvelle, c’est qu’il a aussi des points forts. Des points très forts. La foi commence pourtant à manquer chez les fans présents au José Zorilla. Valladolid ne recule pas comme après l’ouverture du score et le Real vacille. C’est l’impasse à dix. Madrid réalise sa pire série à l’extérieur depuis l’arrivée de Mourinho. Mais il faut se méfier des statistiques, ces nomenclatures corsetées qui ont la prétention absurde de se substituer aux destins des équipes. Juste avant la pause, Mesut Özil combine avec Benzema pour égaliser. 2-2. Le doute change de camp. Le Real revient des vestiaires moins pusillanime. On imagine une causerie inspirée de José Mourinho. Inspiré, le coach madrilène l’a été. Même, sans doute, un peu trop. Il ose un coup, un pari, un coup de poker qui lui vaudra soit des lauriers soit le bûcher. Difficile en effet, à ce moment là du match, de distinguer la posture de l'imposture. C’est d’ailleurs ce qui perturbe les locaux, incapable d’ajuster une action face à une équipe nantie uniquement de deux défenseurs de métier dans ses rangs. Car il n’y en avait pas plus après les sorties d’Arbeloa et Nacho pour Modric et Di Maria. 

Ramos croira légitimement à la délivrance après avoir donné l’avantage aux siens sur un service d’un Benzema omniprésent, mais est déclaré hors-jeu. Une position très peu évidente au visionnage des ralentis. Le spectre de l’erreur d’arbitrage pénalisante plane à nouveau sur les ambitions Madrilènes. Mais Madrid va finir par y arriver. Le Real va remplir le tonneau des Danaïdes avec un ultime but à la 72e minute. Benzema obtient une faute aux 20 mètres. Ozil enroule parfaitement sa frappe du pied gauche, qui va se loger dans la lucarne droite, après avoir heurté la barre. 2-3, une victoire épique, une victoire pyrrhique. Un victoire canonique. Ce Real là, on a presque envie d'y croire.


Le film du match

Résultats et classement

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