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Ligue des champions UEFA

  • 24 mai 2014
  • • 20:45
  • • Estádio do Sport Lisboa e Benfica (da Luz), Lisboa
  • Arbitre: B. Kuipers
  • • Spectateurs: 60976
4
PROL
1

Real Madrid-Atletico Madrid (4-1 a.p.), le Real tient sa décima

Real Madrid-Atletico Madrid (4-1 a.p.), le Real tient sa décima

Getty Images

Mené au score jusqu'à la 95e minute, le Real Madrid a renversé l'Atletico en finale de la Ligue des Champions et remporté aux tripes sa 10e couronne continentale (4-1 a.p.).

Finale de la Ligue des Champions
Real Madrid-Atletico Madrid : 4-1 a.p.
But : Ramos (93e), Bale (110e), Marcelo (118e), C. Ronaldo (120e) ; Godin (35e)

Le Real Madrid a remporté la dixième Ligue des Champions de son histoire au bout du suspense après une rencontre âprement disputée face à un Atletico vaillant, mais qui a explosé physiquement en prolongations pour s'incliner 4-1.

Les premières minutes donnent lieu à un round d'observation entre les deux voisins madrilènes. Les yeux sont surtout rivés sur Diego Costa, attaquant phare de l'Atletico (8 buts en autant de matches dans la compétition). Blessé aux ischio-jambiers dans le duel décisif face au FC Barcelone au Camp Nou la semaine passée, l'attaquant naturalisé espagnol avait passé la semaine à Belgrade pour reçevoir un traitement spécial à base de placenta de jument. Le miracle attendu n'a toutefois pas eu lieu et après huit minutes, il était contraint de quitter ses coéquipiers et laisser sa place à Lopez.

L'âpreté des duels nécessitait en effet un volume physique et une activité de tous les instants du côté des Colchoneros. Comme à leur habitude, les joueurs de Diego Simeone bouchaient tous les espaces en défense afin de préserver leur excellente réputation dans ce secteur de jeu (meilleure défense de la compétition avec six buts encaissés).

Le jeu de passes du Real était fluide, le ballon allant d'une aile à l'autre sans coup férir. Mais l'absence préjudiciable de Xabi Alonso, suspendu pour un carton jaune complètement inutile récolté lors de la demie face au Bayern, se faisait sentir. Le manque de verticalité du Real en phase offensive était impardonnable face aux troupes regroupées de Simeone.

Il fallut attendre 32 minutes et une erreur rarissime de Tiago au milieu de terrain pour voir Gareth Bale récupérer la balle aux trente mètres, avec enfin des espaces à exploiter. Le joueur qui a coûté plus cher au Real Madrid que l'ensemble du onze de l'Atletico réuni omettait de transmettre à Ronaldo sur sa droite et frappait après une percée au cœur de la surface de Courtois. Sa frappe passait tout près du poteau gauche du portier belge qui était battu.

Légèrement supérieurs dans le jeu, les joueurs d'Ancelotti se montraient beaucoup plus friables en phase arrêtée. Et comme face au Barça la semaine passée, c'est sur un corner que la différence allait être effectuée par Diego Godin. Le défenseur international uruguayen prenait le dessus sur Khedira, titularisé avec la suspension de Xabi Alonso, et sur Casillas sorti trop tôt (ou trop tard) pour ouvrir le score (0-1, 36ème).

L'Atletico mettait le pied sur le ballon et maîtrisait les débats.

En deuxième période, Ronaldo se mettait en évidence sur un coup franc puis une tête à l'heure de jeu sans pour autant mettre Courtois en danger. L'ailier portugais disparaissait, victime de son manque de rythme, tandis que Khedira et Coentrao laissaient leur place à Isco et Marcelo.

Le latéral brésilien mettait beaucoup de tempo et faisait souffrir une défense rouge et blanche fatiguée après 61 matches cette saison.

Les dix dernières minutes étaient largement à l'avantage du Real Madrid, poussé par un Luka Modric très régulier en l'absence de Xabi Alonso.

Finalement, au bout du temps additionnel de cinq minutes accordé par M. Kuipers, Sergio Ramos surgissait pour décroiser une tête après un corner de l'international croate. Le sort du match était inversé (1-1, 93ème).

Les Merengues entraient dans les prolongations ragaillardis et pleins de confiance, tandis que l'Atletico était pratiquement réduit à dix après l'entorse à la cheville de Juanfran après un mauvais tacle de Morata. Le latéral droit de l'Atletico était obligé de rester sur le terrain mais était visiblement diminué. Angel di Maria en profitait pour percuter sur l'aile gauche et s'immiscer dans la surface. Sa frappe contrée par Courtois arrivait sur Gareth Bale qui, de la tête, crucifiait les Colchoneros (2-1, 110ème).

La sentence était prononcée et la deuxième période des prolongations n'était plus qu'une souffrance absolue pour l'Atletico. Au bout de l'effort, ils laissaient de nombreuses forces en attaque et de nombreux espaces en défense. Marcelo, qui avait une heure de moins dans les jambes que ses adversaires, percutait sans être attaqué et triplait le score après une frappe à l'entrée de la surface (3-1, 118ème).

Ronaldo profitait ensuite de la situation pour obtenir un penalty après une percée côté gauche. La star portugaise se chargeait elle-même de convertir la sentence et inscrire un 17ème but qui constitue un nouveau record en Ligue des Champions (4-1, 120ème).

La fin de match était une formalité et voyait malheureusement Diego Simeone sortir de ses gonds. Lui qui pouvait devenir le premier entraîneur argentin à remporter ce sacre depuis Helenio Herrera avec l'Internazionale en 1965, vivait là sa première défaite en treize rencontres de Ligue des Champions. Exclu par M. Kuipers pour s'être rué sur un Varane excellent tout au long de la rencontre, il suivait le dénouement depuis les tribunes tandis qu'Ancelotti devenait le second entraîneur après Bob Paisley et Liverpool dans les années 1970 à remporter trois fois la Coupe aux grandes oreilles.


 
LES STATISTIQUES DE LA RENCONTRE
 
   REAL MADRID 4-1 a.p. ATLETICO
C’était la 5e finale de C1 entre clubs d’un même pays après le duel 100% espagnol en 2000 (Real Madrid 3-0 Valence), 100% italien en 2003 (AC Milan 0-0 Juventus puis 3 t.a.b. à 2), 100% anglais en 2008 (Manchester Utd 1-1 Chelsea puis 6 t.a.b. à 5) et 100% allemand en 2013 (Bayern Munich 2-1 Borussia Dortmund).
Le Real Madrid a gagné une finale de C1 pour la 10ème fois, plus que toute autre équipe. Il devance l’AC Milan (7) et le Bayern Munich et Liverpool (5). C’était sa 13e finale de C1, sa première depuis 2002 (2-1 contre Bayer Leverkusen).
Le Real Madrid a gagné 12 de ses 14 derniers matches de Ligue des Champions (1 nul, 1 défaite). Son unique défaite cette saison a eu lieu à Dortmund en quart de finale retour (0-2).
Le Real Madrid a le meilleur bilan offensif en Ligue des Champions cette saison avec 41 buts en 13 matches. C’est la seule équipe dans l’histoire de la compétition (depuis 1992/93) à enregistrer une moyenne de plus de 3 buts par match lors d’une seule saison (3.2).
C’est la première fois en Ligue des Champions (depuis 1992/93) qu’une finale ayant des prolongations n’arrive pas aux tirs au but.
L’Atlético Madrid n’a gagné que 2 de ses 31 derniers matches officiels contre le Real Madrid (7 nuls, 22 défaites).
Carlo Ancelotti a disputé une finale de Ligue des Champions pour la 4e fois de sa carrière en tant qu’entraineur, et pour la première fois depuis 2007. Ses 3 finales précédentes étaient avec l’AC Milan.
Ancelotti est le 2e entraineur de l’histoire à gagner la C1 3 fois après Bob Paisley (1977, 1978, 1981 avec Liverpool).
C’est le 2ème doublé C1/C3 de l’Espagne, après celui de 2006 (Barcelone en Ligue des Champions et Séville déjà, en Coupe de l’UEFA).

 

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