Nice-Naples 0-2, la marche était trop haute pour Nice
Surclassé une seconde fois par Naples (0-2), l'OGC Nice jouera bien l'Europa League cette saison. Dans un duel aussi intense, ses cadres ont déçu.

Lucien Favre sera certainement partagé à l'heure de tirer les enseignements de cette élimination aux portes de la prestigieuse Ligue des champions. Ses joueurs sont tombés sur plus forts qu'eux, c'est un fait. Mais le technicien suisse aura quelques remontrances à faire, aussi. Battu sur sa pelouse après s'être incliné sèchement en Italie, Nice a encaissé un but fatal dans la confusion pour cette seconde manche. Lorsque José Callejon a conclu avec sérénité une action tranquillement développée par les visiteurs (0-1, 48e), le Gym était à dix contre onze parce que Mario Balotelli discutait depuis de longues minutes avec le quatrième arbitre le long de la touche...

Nice n'a pas vraiment existé

Bien-sûr, il serait réducteur d'affirmer que cette erreur payée cash a été un tournant. Plus fluide techniquement, plus puissante, plus constante dans ses efforts, cette équipe de Naples avait une classe d'écart avec son hôte du soir. Cette seconde manche n'a été qu'une confirmation pour le dernier huitième de finaliste de la compétition. Naples a pris l'ascendant en milieu de première période, progressivement. Dries Mertens, intenable, s'infiltrait plein axe avant de buter sur Cardinale (14e). Mertens, Hamsik, Callejon et Insigne enchaînaient les combinaisons. Insigne voyait sa tentative détournée par Dante (27e), tandis que Cardinale s'interposait encore, juste avant la pause, devant Callejon (45e+2).

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Mario Balotelli Nice Napoli

Les Niçois étaient donc proche de la rupture lorsqu'ils ont donné le bâton pour se faire battre en début de seconde période. Mario Balotelli n'a pas été au niveau de cette rencontre, mais il n'est pas le seul cadre à avoir failli. Même s'il a mieux fini le match, Wesley Sneijder a mis du temps à trouver le bon tempo. Jean Michaël Seri n'a pas eu son influence habituelle au milieu. Arrivé cet été, Allan Saint-Maximin aura vécu une soirée identique à celle du match aller, à la fois encourageante et frustrante, entre son pouvoir de percussion et ses mauvais choix.

Après l'ouverture du score, Naples est resté dans le même confort, même si Nice aurait pu réduire l'écart par Ganago (83e) ou Lees-Melou (90e). Mais c'est le Napoli qui faisait finalement le break sur un contre conclu par Insigne après un centre parfait de Ghoulam (0-2, 89e). Porté jusqu'au bout par son public, l'OGC Nice peut désormais fermer cette parenthèse. Une autre saison commence. Et les Aiglons vont devoir la lancer rapidement.

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