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Championnat Européen

  • 1 juillet 2012
  • • 20:45
  • • NSK Olimpijs'kyj, Kyiv (Kiev)
  • Arbitre: Pedro Proença
  • • Spectateurs: 63170
4
FIN
0

Euro 2012 - L’Espagne est championne d’Europe !

Euro 2012 - L’Espagne est championne d’Europe !

Getty Images

L’Espagne a remporté la finale de l’Euro 2012 grâce à un succès fabuleux contre l’Italie (4-0). Un sacre qui permet à la Roja d'entrer dans l'histoire.

Euro 2012 – Finale
Espagne – Italie :  4-0
Buts : D. Silva (14e), J. Alba (41e), Torres (84e), Mata (88e).

Ils l'ont fait ! Après avoir remporté l’Euro 2008 et la Coupe du monde 2010, l’Espagne est devenue championne d’Europe 2012 au terme d’un succès inédit contre l’Italie. Un exploit sans précédent dans l’histoire qui permet à la Roja d’entrer dans le panthéon du football. Aucune nation n’avait réalisé un triplé Euro – Coupe du monde – Euro. Les coéquipiers d’Iker Casillas, héros d’un pays touché de plein fouet par un contexte économique terrible, y sont parvenus. Chapeau les artistes !

Un premier acte d'une intensité incroyable

Les deux sélections s’étaient déjà rencontrées lors du premier tour, avec un score de parité à la clé (1-1), pour l’un des matches les plus agréables de cette édition. L’Italie était même la seule équipe à avoir trouvé le chemin des filets contre les hommes de Del Bosque, défense la plus imperméable de cet Euro. Mais pour cet épilogue aux airs de remake, l’inattendu schéma à 3 défenseurs laissait place à un retour du traditionnel 4-4-2, dans la lignée des précédentes sorties de la Squadra. Au cours d’une entame de match rythmée, la Roja imposait instantanément son habituelle domination territoriale. Sergio Ramos allumait les premières mèches sur un coup franc puissant (5e) et une tête non cadrée (7e). Mais c’est Xavi qui fut tout proche de débloquer la situation au terme d'une action d’école typiquement barcelonaise. Le métronome espagnol concluait un une-deux subtil avec Fabregas par une reprise qui frôlait le cadre (10e). 

Le ton était donné, présage du visage séduisant que la Roja allait enfin montrer après plusieurs copies ternes qui lui avait valu les critiques et la lassitude des observateurs. A peine quatre minutes plus tard, en effet, une nouvelle combinaison léchée venait concrétiser les promesses des champions d’Europe. Iniesta, d’une passe-couteau dont il a le secret, trouvait Fabregas qui délivrait un caviar pour la tête de Silva (1-0, 14e). La réaction italienne était timide. Contrairement à sa demi-finale contre l’Allemagne, la Squadra Azzura n’est pas parvenue à laisser passer l’orage du premier quart d’heure. Casillas répondait présent sur un centre tendu de Balzaretti (25e) – entré en jeu suite à la sortie prématurée de Chiellini – et une frappe flottante de Cassano (28e). La fluidité du jeu italien lui a pourtant permis de prendre un avantage dans la possession de balle au cours de cette première période, laissant l’image d’une inversion des rôles dans le scénario attendu. Et comme une confirmation, c’est sur un modèle d’attaque rapide que l’Espagne doublait la mise. Xavi - auteur d’un match de haut vol qui fera taire ses détracteurs - lançait dans la profondeur Jordi Alba. Le timing de la passe était parfait, et le néo-Barcelonais n’avait plus qu’à ajuster Buffon pour le but du break (2-0, 41e). La réponse imminente de Montolivo (43e), sans succès, venait conclure un premier acte d’une intensité incroyable.

Le coup du sort de l'Italie

Au retour des vestiaires, les coéquipiers de Casillas continuaient d'imposer leur maîtrise collective, sans pour autant avoir une possession aussi importante qu'à leur habitude. L'impression visuelle n'en était que plus agréable. Agressive, tranchante, percutante, la formation de Del Bosque faisait étalage de toutes ses qualités sur chaque offensive, sans aucune retenue. Fabregas, après un crochet limpide, déclenchait une frappe sèche qui frôlait le montant (47e). Toujours aussi joueuse, l'Italie continuait à se montrer menaçante. Di Natale, entré en jeu à la place d'un Cassano émoussé, manquait l'opportunité de redonner espoir aux siens. (51e). Mais ce qui ne devait être qu'une gestion stratégique du coaching se tranformait en véritable fardeau lorsque Thiago Motta, victime d'un claquage, devait laisser ses coéquipiers à 10. Un nouveau coup sur la tête pour la formation de Prandelli, dont le coaching à ce moment du match s'apparentait à une erreur, la seule dans cet Euro, mais probablement la plus lourde de conséquences.


La tournure des évènements laissait place à un long fleuve tranquille pour l'Espagne, qui continuait à alterner attaques placées et contres meutriers. Le centre d'Iniesta pour Pedro était dégagé in extremis par Bonucci (68e). Une alterte sans frais avant que Xavi, décidémment intenable, ne permette à Torres de s'offrir un sursaut d'orgueil d'un plat du pied imparable (3-0, 84e). Terminant en tête des buteurs de cet Euro, le goleador de Chelsea enfilait ensuite le costume du passeur en servant sur un plateau son coéquipier Juan Mata, qui n'avait plus qu'à marquer dans le but vide (4-0, 88e). Dur, très dur, pour cette Italie rafraichissante et joueuse. Mais cette Espagne était trop forte, peut-être même injouable, puisque même sans convaincre, elle est toujours passée. Ce soir, elle n'a pas fait les choses à moitié, gérant cette finale d'une main de maître, bien loin des succès poussifs de ses deux derniers sacres. Les hommes de Del Bosque ont tranquillement attendu le coup de sifflet final, instant de la délivrance pour tout un peuple, dont le troisième sacre international consécutif marque l'incroyable hégémonie sur le football mondial. Cette Espagne est immortelle.

Résultats et classements de l’Euro 2012

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