Bulgarie-France (0-1) - Des Bleus peu convaincants, le pari de Deschamps : les 3 choses à retenir de la victoire française
Pas vraiment convaincants dans le jeu, les Bleus ont acquis dans la douleur un court succès qui leur permet de conserver la 1ère place du groupe A.

La pluie torentielle qui s'abattait depuis de nombreuses heures au moment du coup d'envoi n'a pas douché les ardeurs des Bleus. Décidés à mieux rentrer physiquement dans un match où ils se savaient attendus, leur volonté d'aller de l'avant n'a pas mis longtemps à être récompensée. Arrivé lancé dans la surface, Blaise Matuidi a profité d'une belle remise de Griezmann sur son pied gauche pour frapper fort dans un angle fermé et ouvrir le score (1-0, 4e). Globalement dominateurs, les hommes de Didier Deschamps ont lancé plusieurs vagues dans les 18 mètres bulgares mais ont manqué de précision dans le dernier geste, (Griezmann 26e, Mbappé 44e) pour doubler la mise. Quelques minutes avant la pause, Hugo Lloris avait d'abord maladroitement repoussé une frappe de Nedelev avant de sauver les siens sur sa ligne à l'aide d'une parade miracle sur une tête de Kostadinov à bout portant. 

Les notes des Français

Le manque de rythme dans les transmissions aperçu après la sortie de N'Golo Kanté a donné l'occasion à la Bulgarie de remonter son bloc et de faire preuve de beaucoup d'agressivité au retour des vestiaires. Adrien Rabiot, entré en jeu après la blessure du joueur de Chelsea, a eu beaucoup de peine à trouver sa place et l'intensité nécessaire. Plusieurs fois mis en danger et prise dans le dos, la défense française a tenu le choc pour conserver un avantage souvent contesté dans le jeu par les locaux. Tant bien que mal, les Bleus ont fini, sans grande imagination, par s'imposer sans briller.

Un joueur dans le match : Alexandre Lacazette pas convaincant

La titularisation d'Alexandre Lacazette - la quatrième de sa carrière en Bleu - était l'autre surprise de la composition d'équipe de Didier Deschamps. À la pointe de l'attaque, le joueur d'Arsenal se savait très attendu. Malgré de bonnes intentions dans le jeu en première période, le Gunner n'a pas vraiment convaincu. ses décrochages ont porté main forte pour tenir la baraque en seconde période, mais l'ancien lyonnais n'a quasiment rien apporté devant. Mal inspiré dans sa relation technique avec Griezmann ou Mbappé, Lacazette n'a pas su donner de vitesse et de profondeur au jeu des Bleus et a fait preuve d'une présence toute relative dans les zones de vérité pour peser sur la défense adverse. En 76 minutes de temps de jeu, il n'a d'ailleurs touché que 3 ballons dans la surface. 

Ce que vous n'avez peut-être pas vu : Le pari gagnant de Deschamps, mais...

Avec un système en 4-3-3 qu'il n'avait plus utilisé depuis le mois de novembre 2016, Didier Deschamps a vu sa prise de risque payer très rapidement. En permettant les projections de Tolisso ou de Matuidi (tous les deux alignés au coup d'envoi dans l'entrejeu), le sélectionneur a fait un bon pari. Tout de suite présent dans la surface, Blaise Matuidi a marqué dans les premières minutes de la rencontre (3e) pour donner un avantage précieux. Le placement des milieux a souvent permis d'apporter le surnombre en première période et de la profondeur face à un bloc adverse situé volontairement bas. 

touches Matuidi    touches Tolisso

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*ces graphiques représentent les ballons touchés par Matuidi (1) et Tolisso (2) lors du match face à la Bulgarie.

En seconde période, alors que les Bleus avaient déjà essuyé plusieurs temps faibles après la sortie de Kanté, la ligne de trois a permis de répondre à l'agressivité croissante des Bulgares. Battus à l'impact après la pause, les Bleus n'ont pas vraiment su relever la tête pour reprendre le dessus. Seul bémol de l'animation voulue par Didier Deschamps, aucun des trois milieux n'a su prendre le jeu à son compte pour orienter les débats dans la moitié de terrain adverse.

La statistique à retenir : 42

Avec une 42ème victoire au compteur depuis sa prise de fonction en 2012, Didier Deschamps est devenu le sélectionneur avec le plus de victoires à la tête de l'équipe de France, dépassant Michel Hidalgo et Raymond Domenech.

Julien Quelen, au Stade Vassil-Levski de Sofia. 

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