0 vs 1
Terminé
juillet 11, 2010 8:30 PM CEST
Soccer City, Johannesburgo
Arbitre:‬ Howard Webb (ENG)‎
 

Mondial 2010, Pays-Bas - Espagne - Les clés du match

C’est LE match de l’année et probablement des quatre dernières ! Une finale inédite entre deux adversaires auxquels la qualité n’a jamais fait défaut mais qui ne sont jamais parvenus à décrocher le Saint Graal. C’est aussi une finale 100% européenne, la première hors du vieux continent. De Van Bronckhorst ou de Casillas qui soulèvera le trophée de 7kgs ?

By Kevin Erkeletyan

WC2010 Villa Sneijder

Cette fois c’est la bonne ?

Jamais deux sans trois ? C’est, aujourd’hui, la question que se posent tous les Néerlandais. Après 1974 et 1978, les Pays-Bas seront-ils de nouveau défaits au pied du plus haut sommet Mondial ? 32 ans après leur dernière tentative, les « Oranje » ont de bonnes raisons de penser que non. Doués d’une équipe stable et équilibrée, les Pays-Bas ont fait preuve d’une organisation et d’une discipline exceptionnelle tout au long de la compétition. Depuis le 14 juin dernier,  date à laquelle ils ont battu le Danemark (2-0), les hommes de Bert Van Marwijk sont tout simplement invaincus. Mieux, ils ont remporté tous leurs matchs, avec une moyenne avoisinant les deux buts par matchs. Si leur potentiel offensif ne fait aucun doute, armés de joueurs au talent hors du commun comme Van Persie, Robben, Sneijder, Kuyt ou Van der Vaart, leur habilité à défendre est un peu plus indécise. 5 buts encaissés en 6 matchs, c’est beaucoup quand on prétend à lu plus grande des gloires et Joris Mathijsen et John Heintinga auront fort à faire pour repousser les attaques de la « Furia Roja ».

Si les Pays-Bas ont impressionné, depuis le début de la compétition, c’est principalement pour leur efficacité et leur jeu direct et sans ambages. Ne cherchez aucune voluptuosité dans la marmite orange, vous n’y trouverez qu’organisation, sérieux et compétence. Heureusement, Bert Van Marwijk dispose d’une botte secrète, d’un grain de sel magique qui sait donner une saveur inégalable à ce velouté de potiron. Aux vertus précédentes, s’ajoutent quelques cuillères de talent pur capables de faire bouillonner un potage d’une homogénéité parfaite. Robben et Sneijder, principalement, sont amenés à faire basculer un match à tout moment. Nulle défense ne peut résister à leur génie lorsqu’il surgit et il leur faudra l’exploiter au meilleur des moments, sans en perdre une goutte, pour espérer renverser la Gaspacho espagnol qui peut défendre froidement quand on l’exige de lui.

Enfin, les Pays-Bas doivent beaucoup à leur sélectionneur, Bert Van Marwijk. L’ancien du Feyenoord a su apporter la cohésion à une sélection si souvent malmenée par les egos et dominées par les individualités. Canaliser le talent, c’est ce qu’a réussi à faire l’homme aux cheveux gris. Son expérience et sa poigne ont su conduire les Pays-Bas à ce stade de la compétition et s’il avoue sans hésiter que « l’Espagne est la meilleure équipe du monde » il affirme en revanche : « Nous les respectons mais ne les craignons pas ».

Un rêve en tête

C’était écrit, l’Espagne devait aller en finale de Coupe du Monde. C’est un peu le sentiment général qui règne en Espagne. Cette « Furia Roja », championne d’Europe en titre, est sans doute la plus grande de toute l’histoire. Cette génération plus que dorée a su porter, pour la première fois, le maillot rouge de la Seleccion au plus haut de l’échelle mondiale. Au plus haut ? Pas encore. Il reste un palier et il est conçu de telle façon qu’on peut très vite y trébucher. Si enthousiasmante depuis l’Euro 2008, l’Espagne et son « tiqui-taca » auront eu du mal à se trouver dans cette Coupe du Monde. Il aura fallu attendre ce match impressionnant de maîtrise contre l’Allemagne pour que les plus sceptiques se rendent à l’évidence : ils ont devant les yeux le plus beau jeu du monde. Ce n’est pas à l’adversaire de décider de la physionomie du match, c’est l’Espagne qui commande et imprime son style de jeu à chacune des rencontres qu’elle dispute. L’Allemagne s’est étouffée dans la voile rouge d’une sélection harmonieuse et unie dont les ressources apparaissent inépuisables. Fernando Torres n’est pas dans sa meilleure forme ? Qu’à cela ne tienne : lâchons Pedro dans l’arène. Et le petit taureau s’est mieux que bien débrouillé. Jetez un œil sur le banc : vous y trouverez Fabregas, Llorente, Silva, Navas et Mata. Que demande le peuple ? N’est-ce pas le propre des grandes équipes que de pouvoir changer de peau à leur guise ? Pourtant Vicente del Bosque n’est que peu convaincu par le changement. L’homme est un conservateur et se satisfait, à quelques détails près, des mêmes joueurs alignés depuis le début. Rien n’a pu le faire changer d’avis quant à son milieu Busquets-Xabi Alonso et le match contre l’Allemagne lui a donné raison.

Soutenue par un pays tout entier, au-delà des intérêts partisans, la « Roja » veut saisir sa chance. « Nous voulons rendre les gens encore plus heureux » s’est exclamé Puyol pendant que Casillas affirme que « grâce à l’équipe d’Espagne, les gens ont oublié la crise ». Quoi qu’il en soit, cette bulle écarlate  est une vraie bouffée d’oxygène pour un pays trop longtemps sevré de succès, malgré des générations au talent indéniable. Pour y remédier, Xavi et Iniesta tenteront de servir Villa « maravilla ». Les trois sont susceptibles de décrocher le trophée du meilleur joueur mais seront surveillés comme des repris de justice par les policiers néerlandais. Leur habilité à se démarquer et à trouver les espaces sera l’une des clefs du match, pendant que Van Bommel s’efforcera de détruire le mécanisme huilé du « toque ». Concernant le onze de départ, les séances d’entraînement de Del Bosque ont entretenu le mystère et, s’il n’est pas impossible qu’une surprise se glisse dans la composition de l’ancien Madrilène, c’est probablement Pedro, dont il a apprécié le travail contre l’Allemagne,  qui sera reconduit sur l’aile gauche ou droite de l’attaque emmenée par « El Guaje ».

Les derniers matchs des deux équipes…

Pays-Bas

Uruguay (victoire 3-2)

Brésil (victoire 2-1)

Slovaquie (victoire 2-1)

Cameroun (victoire 2-1)

Japon (victoire 1-0)

Espagne

Allemagne (victoire 1-0)

Paraguay (victoire 1-0)

Portugal  (victoire 1-0)

Chili (victoire 2-1)

Honduras (victoire 2-0)

Des nouvelles des deux équipes…

Pays-Bas

Aucune blessure n’est à signaler du côté des Pays-Bas. Seules quelques fatigues sont à déplorer, celle de Wesley Sneijder, notamment, qui a bénéficié d’un entraînement adapté. Bert Van Marwijk aura tout son effectif à disposition, ce dimanche.

Maarten Stekelenburg s’est entraîné normalement malgré un problème à la hanche et Demy de Zeeuw n’est pas gêné pour jouer par sa mâchoire abimée.

Onze probable : Stekelenburg – Van der Wiel, Heintinga, Mathijsen, Van Bronckhorst – Van Bommel, De Jong – Robben, Sneijder, Kuyt – Van Persie

Espagne

De même que son homologue Batave, Vicente del Bosque sera en mesure de choisir ses onze joueurs parmi l’intégralité de son effectif. Fernando Torres devrait une nouvelle fois débuter sur le banc et céder sa place à Pedro qui a été très actif contre l’Allemagne.

Raul Albiol n’est pas indisponible mais le joueur n’est pas au mieux et ne devrait pas être conduit à entrer sur le terrain.

Onze probable : Casillas – Ramos, Piqué, Puyol, Capdevila – Busquets, Xabi Alonso – Pedro, Xavi, Iniesta – Villa

Joueurs à suivre

Wesley Sneider (Pays-Bas)


Il est peut-être le principal danger des Pays-Bas. Une bonne partie de l’attention espagnole sera portée sur Robben et si Van Bommel parvient à gagner la bataille du milieu de terrain, le joueur de l’Inter sera une menace latente pour la défense d’Iker Casillas qui a prévenu les siens de ne pas se focaliser uniquement sur Arjen Robben. Il est capable de marquer dans n’importe quelle position et s’attachera à devenir le seul meilleur buteur du tournoi, devant Villa qui le toisera depuis l’autre côté du terrain.

Pedro (Espagne)


Titularisé à la place de Fernando Torres contre l’Allemagne il a apporté un dynamisme et une profondeur de jeu à l’Espagne que l’attaquant de Liverpool avait été incapable de procurer aux siens depuis le début de la compétition. Tant au Barça qu’avec la « Roja » il ne se laisse jamais impressionner par l’enjeu et constitue un véritable poison pour les défenses  auxquelles il se confronte. Virevoltant et technique, il est le parfait pendant d’Andrés Iniesta.

Pronostic : Pays-Bas 1-2 Espagne

Si l’Espagne parvient à prendre le jeu à son compte, il sera difficile de l’empêcher de s’imposer. Son attaque de feu pourrait faire souffrir une défense Néerlandaise qui n’a pas pris d’assurance tout risque, mais la fulgurance des contre-attaques Bataves vont mettre à la peine la charnière Puyol-Piqué.

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CM 2010 ‎(WC)‎ 11 juil. 2010 Pays-Bas 0 - Espagne 1
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Infos de l'équipe
Groupes
1Maarten StekelenburgGardien de but
2Gregory van der WielDéfenseur
4Joris MathijsenDéfenseur
3John HeitingaDéfenseur
-Giovanni van Bronckhorst
6Mark van BommelMilieu de terrain
-Nigel De JongMilieu de terrain
9Wesley SneijderMilieu de terrain
-Arjen Robben
-Dirk KuytAttaquant
-Robin van PersieAttaquant
-Sander BoschkerGardien de but
-Michel VormGardien de but
-Khalid BoulahrouzDéfenseur
-André Ooijer
-Stijn SchaarsMilieu de terrain
8Ibrahim AfellayMilieu de terrain
-Demy de Zeeuw
-Ryan BabelAttaquant
11Klaas-Jan HuntelaarAttaquant
-Eljero EliaAttaquant
7Rafael van der VaartMilieu de terrain
-Edson BraafheidDéfenseur
1Iker CasillasGardien de but
15Sergio RamosDéfenseur
3Gerard PiquéDéfenseur
5Carles PuyolDéfenseur
-Capdevila
14Xabi AlonsoMilieu de terrain
16Sergio Busquets BurgosMilieu de terrain
8XaviMilieu de terrain
18PedroAttaquant
6Andrés Iniesta LujánMilieu de terrain
7David VillaAttaquant
23José Reina PaezGardien de but
1Víctor ValdésGardien de but
17ArbeloaDéfenseur
2Raúl Albiol TortajadaDéfenseur
20Javi MartínezMilieu de terrain
13Juan MataMilieu de terrain
19Fernando Llorente TorresAttaquant
22Jesús Navas GonzálezMilieu de terrain
10Cesc FàbregasMilieu de terrain
-Carlos Marchena
21David SilvaMilieu de terrain
9Fernando TorresAttaquant
Joueurs à suivre
Wesley Sneijder
Wesley Sneijder
Position: Milieu de terrain
Numéro de maillot: 9
Matches Buts CJ RC
7 5 1 0
Pedro
Pedro
Position: Attaquant
Numéro de maillot: 18
Matches Buts CJ RC
5 0 0 0
Equipes probables
Maarten Stekelenburg 1
Gregory van der Wiel 2
Joris Mathijsen 4
John Heitinga 3
Giovanni van Bronckhorst 0
Mark van Bommel 6
Nigel De Jong 0
Wesley Sneijder 9
Arjen  Robben 0
Dirk Kuyt 0
Robin van Persie 0
Iker Casillas 1
Sergio Ramos 15
Gerard Piqué 3
Carles Puyol 5
Capdevila 0
Xabi Alonso 14
Sergio Busquets Burgos 16
Xavi 8
Pedro 18
Andrés Iniesta Luján 6
David Villa 7
Pronostic
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Final
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Meilleurs buteurs
Joueur   Buts Penalties
Diego Forlan Corazo Diego Forlan Corazo
Attaquant
Uruguay
5 1
David Villa David Villa
Attaquant
Espagne
5 0
Wesley Sneijder Wesley Sneijder
Milieu de terrain
Pays-Bas
5 0
Thomas Müller Thomas Müller
Attaquant
Allemagne
5 0
Robert Vittek Robert Vittek
Attaquant
Slovakia
4 1
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